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Un logiciel de paie peut-il générer l’AEM ?

Oui, un logiciel de paie spectacle peut générer l’AEM, ou Attestation Employeur Mensuelle, automatiquement à partir des données déjà renseignées pour le contrat et la paie de l’intermittent.
C’est même l’un des grands intérêts d’un outil spécialisé : éviter de ressaisir les mêmes informations plusieurs fois, limiter les erreurs et gagner du temps sur une démarche obligatoire pour les employeurs d’intermittents du spectacle.
Mais attention : automatique ne veut pas dire magique. L’employeur reste responsable des informations transmises à France Travail.

En résumé

Un logiciel de paie spectacle peut générer automatiquement l’AEM en reprenant les informations du contrat, du bulletin de paie et du salarié : dates de travail, cachets, heures, rémunération, emploi occupé, coordonnées de l’employeur, numéro d’objet, etc.
L’AEM doit ensuite être transmise à France Travail dans les délais. Pour les intermittents du spectacle, les AEM restent obligatoires et doivent être déposées via le canal habituel au plus tard le 15 du mois suivant la période d’emploi.

L’AEM, c’est quoi exactement ?

L’AEM est un document transmis par l’employeur lorsqu’il emploie un intermittent du spectacle.
Elle permet à France Travail de connaître les périodes travaillées, les rémunérations versées et les éléments nécessaires au calcul des droits à l’assurance chômage.
France Travail rappelle que les AEM sont obligatoires pour les salariés intermittents du spectacle.
Concrètement, l’AEM sert à déclarer :
  • qui est l’employeur
  • qui est le salarié
  • sur quelle période l’intermittent a travaillé
  • combien d’heures ou de cachets ont été effectués
  • quelle rémunération a été versée
  • quel emploi a été occupé
  • quel numéro d’objet est rattaché au contrat, lorsque celui-ci est requis
C’est un document très important pour l’intermittent, car il permet à France Travail de vérifier ses périodes d’activité.

Comment un logiciel de paie spectacle génère-t-il l’AEM ?

Un logiciel de paie spectacle peut générer l’AEM à partir des informations déjà saisies dans l’outil.
En général, tout part du contrat et de la paie.
Lorsque vous créez un contrat pour un intermittent, vous renseignez déjà la plupart des informations nécessaires : identité du salarié, dates de travail, emploi, rémunération, cachets ou heures, établissement employeur, numéro d’objet, etc.
Le logiciel peut ensuite reprendre ces données pour produire l’AEM correspondante.
L’intérêt est simple : vous évitez de saisir trois fois la même information dans trois endroits différents.
Et quand on parle de paie spectacle, c’est loin d’être un détail.

Quelles informations sont reprises automatiquement ?

Selon le logiciel utilisé, l’AEM peut être préremplie avec plusieurs données issues du contrat et du bulletin de paie.
On retrouve généralement :
  • les informations de l’employeur
  • les informations du salarié
  • les dates du contrat
  • la période d’emploi
  • le type d’emploi occupé
  • le nombre d’heures ou de cachets
  • la rémunération brute
  • les éléments liés aux cotisations
  • le numéro d’objet
  • les références nécessaires à la déclaration
L’objectif : générer une AEM cohérente avec les informations déjà présentes dans la paie.
Moins de ressaisie. Moins d’erreurs. Moins de temps perdu.

Est-ce que l’AEM est envoyée automatiquement à France Travail ?

Cela dépend du logiciel utilisé et du paramétrage de votre espace.
Certains logiciels permettent de générer l’AEM, puis de l’exporter ou de la transmettre via le canal prévu.
D’autres peuvent accompagner davantage le dépôt ou l’envoi selon les fonctionnalités disponibles.
Dans tous les cas, il faut retenir une chose : l’AEM doit bien être transmise à France Travail dans les délais.
France Travail indique que les justificatifs liés aux contrats des intermittents sont adressés directement par les employeurs, et que l’employeur a jusqu’au 15 du mois suivant la période d’emploi pour transmettre les documents.
Le logiciel facilite donc la génération, mais il faut toujours vérifier comment se fait la transmission.

Automatique, mais pas sans vérification

C’est le point le plus important.
Même si le logiciel génère l’AEM automatiquement, l’employeur doit vérifier les informations avant transmission.
Pourquoi ? Parce que si une donnée de départ est fausse, l’AEM générée risque de reprendre cette erreur.
Par exemple :
  • une mauvaise date de contrat
  • un cachet oublié
  • une rémunération incorrecte
  • un mauvais emploi sélectionné
  • un numéro d’objet absent ou mal renseigné
  • une erreur dans les informations du salarié
  • une incohérence entre le contrat et le bulletin de paie
Le logiciel automatise la production du document. Il ne remplace pas le contrôle final.
Un peu comme un GPS : il vous guide, mais vous gardez quand même les yeux sur la route.

Quels sont les avantages d’un logiciel de paie spectacle pour l’AEM ?

Un logiciel spécialisé peut vraiment simplifier la gestion des AEM, surtout si vous embauchez régulièrement des intermittents.

1. Gagner du temps

L’AEM est générée à partir des informations déjà renseignées. Vous évitez donc la double saisie entre le contrat, la paie et la déclaration.

2. Limiter les erreurs

En centralisant les données, le logiciel réduit les risques d’incohérence entre le contrat, le bulletin de paie et l’AEM.

3. Mieux respecter les délais

Un bon outil peut aider à suivre les déclarations à faire et les échéances importantes. C’est utile, car un dépôt tardif des AEM peut retarder le paiement des indemnités d’assurance chômage du salarié concerné, selon France Travail.

4. Faciliter le suivi administratif

Vous pouvez retrouver plus facilement les contrats, bulletins, documents et déclarations associées à chaque intermittent.

5. Sécuriser la gestion de la paie spectacle

La paie des intermittents a ses propres règles. Un logiciel dédié permet de mieux prendre en compte les spécificités du secteur culturel, audiovisuel et spectacle vivant.

Un logiciel généraliste suffit-il pour générer une AEM ?

Pas toujours.
Un logiciel de paie généraliste peut être très performant pour des salariés classiques, mais la paie spectacle a des spécificités particulières : cachets, CDDU, annexes 8 et 10, numéro d’objet, AEM, Congés Spectacles, Audiens, France Travail Spectacle, etc.
Un outil non spécialisé peut donc demander plus de paramétrage, plus de contrôles manuels, ou ne pas couvrir correctement tous les besoins liés aux intermittents.
France Travail mentionne d’ailleurs l’importance de bien paramétrer certaines informations dans le logiciel de paie, notamment la licence de spectacle lorsqu’elle est concernée.
Pour un employeur qui embauche régulièrement des intermittents, un logiciel spécialisé est souvent plus adapté.

L’employeur reste-t-il responsable de l’AEM ?

Oui.
Même si un logiciel génère l’AEM automatiquement, l’employeur reste responsable des informations déclarées.
Le logiciel est un outil d’aide. Il permet de fiabiliser, d’automatiser et de gagner du temps, mais il ne transfère pas la responsabilité administrative.
Avant transmission, il est donc recommandé de vérifier :
  • les dates de travail ;
  • le nombre d’heures ou de cachets ;
  • la rémunération ;
  • l’emploi occupé ;
  • les informations du salarié ;
  • les informations de l’employeur ;
  • le numéro d’objet ;
  • la cohérence avec le bulletin de paie.
C’est souvent ce contrôle final qui évite les corrections, les retards et les échanges supplémentaires avec France Travail.

Comment choisir un logiciel de paie spectacle pour gérer les AEM ?

Pour choisir un logiciel adapté, regardez surtout s’il vous aide à gérer les étapes clés de la paie spectacle.
Un bon logiciel doit idéalement permettre de :
  • créer les contrats des intermittents ;
  • gérer les cachets et les heures ;
  • produire les bulletins de paie ;
  • générer les AEM ;
  • suivre les documents transmis ;
  • limiter les ressaisies ;
  • contrôler les données importantes ;
  • accompagner les déclarations liées au spectacle.
Le bon critère n’est pas seulement : “Est-ce que le logiciel génère une AEM ?”
La vraie question est plutôt : “Est-ce qu’il m’aide à produire une AEM fiable, complète et cohérente avec ma paie ?”
Et là, la différence est importante.

À retenir

Oui, un logiciel de paie spectacle peut générer automatiquement l’AEM.
Il reprend les données du contrat, du salarié et de la paie pour produire une attestation cohérente avec les informations déjà saisies.
C’est un vrai gain de temps pour l’employeur, surtout lorsqu’il embauche régulièrement des intermittents.
Mais l’employeur doit toujours vérifier les informations avant transmission. L’automatisation réduit les erreurs, elle ne supprime pas la responsabilité.

FAQ : logiciel de paie spectacle et AEM

Un logiciel de paie peut-il générer l’AEM automatiquement ?

Oui.
Un logiciel de paie spectacle peut généralement générer l’AEM automatiquement à partir des données du contrat et du bulletin de paie.

L’AEM est-elle obligatoire pour les intermittents du spectacle ?

Oui.
France Travail rappelle que les AEM sont obligatoires pour les salariés intermittents du spectacle.

Qui doit transmettre l’AEM à France Travail ?

L’AEM doit être transmise par l’employeur. France Travail indique que les justificatifs des contrats des intermittents sont adressés directement par les employeurs.

Quelle est la date limite pour envoyer une AEM ?

L’AEM doit être transmise au plus tard le 15 du mois suivant la période d’emploi des salariés.

Le logiciel envoie t’il automatiquement l’AEM à France Travail ?

Cela dépend du logiciel. Certains outils génèrent l’AEM, d’autres facilitent aussi son export ou sa transmission. Il faut vérifier les fonctionnalités prévues par votre solution.

Faut-il vérifier une AEM générée automatiquement ?

Oui.
Même si l’AEM est générée automatiquement, l’employeur doit vérifier les dates, les cachets, les heures, la rémunération, l’emploi occupé et le numéro d’objet avant transmission.

Que se passe-t-il si l’AEM est générée avec une erreur ?

L’employeur doit corriger l’erreur et transmettre une version rectifiée selon les modalités prévues par son outil ou son espace de déclaration. Une erreur peut retarder le traitement du dossier de l’intermittent.
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