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CDDU, CDII, cachets : quelles différences dans le spectacle ?

Réponse rapide

Dans le secteur du spectacle, plusieurs formes de contrats et de rémunération existent :

  • Le CDDU est le contrat le plus utilisé pour embaucher des intermittents du spectacle.

  • Le CDII est un CDI spécifique qui alterne périodes travaillées et périodes non travaillées.

  • Le cachet est une rémunération forfaitaire souvent utilisée pour les artistes.

  • Le salaire mensuel correspond à une rémunération classique versée chaque mois, généralement pour les salariés permanents.

Ces notions ne désignent pas toutes la même chose : certaines concernent le contrat de travail, d’autres le mode de rémunération.

Explication détaillée

1) Le CDDU (Contrat à Durée Déterminée d’Usage)

Le CDDU est le contrat de travail le plus utilisé dans le secteur du spectacle vivant et de l’audiovisuel.

Il permet d’embaucher un salarié pour une mission ponctuelle, liée à une production ou un événement.

Ce contrat est autorisé dans certains secteurs où il est d’usage de ne pas recourir au CDI en raison de la nature temporaire de l’activité.

👉 Exemples :

  • embauche d’un régisseur pour un concert

  • engagement d’un comédien pour une représentation

  • recrutement d’un technicien pour un tournage

📌 La grande majorité des intermittents du spectacle travaillent sous CDDU.

2) Le CDII (Contrat à Durée Indéterminée Intermittent)

Le CDII est un CDI spécifique au secteur du spectacle.

Il permet à un salarié d’avoir un contrat à durée indéterminée, tout en alternant :

  • des périodes travaillées

  • des périodes non travaillées

Pendant les périodes d’activité, le salarié est appelé par son employeur selon les besoins.

Ce type de contrat est souvent utilisé pour :

  • certains techniciens spécialisés

  • des salariés travaillant régulièrement pour une même structure

  • des postes nécessitant une relation durable avec l’employeur

📌 Le CDII reste moins courant que le CDDU dans le spectacle.

3) Le cachet

Le cachet n’est pas un contrat de travail.

Il s’agit d’un mode de rémunération forfaitaire, généralement utilisé pour les artistes.

Le cachet correspond au paiement d’une prestation artistique (concert, représentation, tournage…).

Il concerne souvent :

  • les musiciens

  • les comédiens

  • les danseurs

  • certains artistes interprètes

📌 Pour les déclarations sociales et le calcul de l’assurance chômage, le cachet est converti en heures de travail :

  • 1 cachet isolé = 12 heures

  • 1 cachet groupé = 8 heures

4) Le salaire mensuel

Le salaire mensuel correspond au mode de rémunération classique.

Le salarié reçoit un montant fixe chaque mois, indépendamment du nombre de prestations.

Ce mode de rémunération est souvent utilisé pour :

  • les salariés permanents

  • les postes administratifs

  • certains techniciens employés de manière stable

Dans ce cas, la relation de travail est souvent encadrée par un CDI classique.

Erreurs fréquentes

Certaines idées reçues sont très répandues dans le secteur :

  • penser qu’un intermittent est forcément payé au cachet

  • croire que le cachet est un type de contrat

  • confondre statut d’intermittent et type de contrat

  • penser qu’un CDII donne automatiquement accès au statut d’intermittent

À retenir

  • CDDU : contrat le plus courant pour les intermittents.

  • CDII : CDI spécifique au spectacle avec alternance d’activité.

  • Cachet : mode de rémunération forfaitaire souvent utilisé pour les artistes.

  • Salaire mensuel : rémunération classique versée chaque mois.

Ces notions permettent d’organiser la relation de travail et la rémunération dans le secteur du spectacle.

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